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Karine Tuil et les choses humaines

Karine Tuil et les choses humaines

Karine Tuil publie Les Choses humaines aux éditions Gallimard. « Jean est un célèbre journaliste politique français ;  son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale. » Depuis L’insouciance sorti en 2016 , l’auteure signe avec ce nouveau roman son grand retour pour la rentrée littéraire.

Née en 1972  à Paris dans le douzième arrondissement, Karine Tuil y grandit et y fait ses études à la faculté de droit et de sciences politiques de la Varenne Saint-Hilaire puis à l’université de Paris II-Panthéon Assas. Son premier roman intitulé Pour le pire racontant l’histoire d’un homme qui n’aime plus sa femme et la progressive destruction du couple publié aux éditions Plon en 2000 fut tout d’abord un manuscrit envoyé pour un concours et qui fut repéré par le directeur du Figaro littéraire. Le premier succès notable vient néanmoins avec son second roman Interdit, narrant les aventures et la crise identitaire d’un vieux juif, sélectionné pour plusieurs prix dont le prix Goncourt et vainqueur du prix Wizo. Quelque temps plus tard, en 2003, l’auteure rejoint les éditions Grasset et publie Tout sur mon frère dans lequel elle détourne les codes de l’autofiction et en fait découvrir les effets pervers. Une chose est sûre, Karine Tuil s’interroge sur la société et en parle avec humour, tragédie et audace. Avec le burlesque Quand j’étais drôle qu’elle a publié en 2005, l’auteure nous propose un ascenseur émotionnel jonglant entre l’humour d’un comique menant une vie misérable et la réalité malheureuse de son existence. Douce France publié en 2007 se veut quant à lui bien plus sombre. Sur les bases d’une multitude de réalités amères, Karine Tuil agence les contraires et les interroge. Un père juif antisémite dans La Domination, une femme puissante et un inconnu dans Six mois, six jours et un avocat à succès qui se révèle être un imposteur dans L’invention de nos vies. Avec L’insouciance qu’elle a publié en 2016, sélectionné au prix Goncourt et vainqueur du prix Landerneau, Karine Tuil ne cesse de ravir les lecteurs à chacun de ses romans et il n’est sans doute pas exagéré de dire que sa nouvelle œuvre saura se faire remarquer et saluer durant cette rentrée littéraire.
 


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