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Nous devons, d'ores et déjà, penser à l'après Covid-19

Nous devons, d'ores et déjà, penser à l'après Covid-19


Malgré les mesures fortes prises par l'Etat et les régions nous devons penser à l'après-crise sanitaire et au delà du confinement. La violence du virus fait que de nombreuses questions se posent pour nos TPE PME et leurs collaborateurs sur le "retour à une vie normale". C'est à dire la reprise du travail dans la plupart des activités.

La reprise économique ne peut être envisagée qu’en garantissant la sécurité pour toutes et pour tous dans l’exercice de leur activité professionnelle comme dans leurs déplacements. La nouvelle doctrine en faveur du port du masque et la disponibilité prochaine de ceux-ci va contribuer à redonner de la confiance à pour reprendre progressivement, et sous conditions de sécurité, l'activité économique. Et comme le temps des petites entreprises n’a jamais été celui de l’État, nous devons tirer profit de la mobilisation de nos entreprises, la confiance de nos collaborateurs, pour accompagner ce mouvement et nous positionner face à de nouveaux équilibres.

L’Etat et les collectivités publiques doivent donc veiller à faire fonctionner régulièrement leurs services publics. Le retour à la pleine activité des services publics (courrier, transports, administrations…) ne doit pas être décalé de l’engagement des travailleurs du privé pour appuyer le redémarrage de nos activités. Il faudra aussi continuer d’apporter, conjoncturellement, une aide financière aux secteurs de proximité en difficulté. Nos petites entreprises n’ont pas vocation à vivre de subventions mais par leur présence territoriale elles créent de la richesse et du lien social. En Ile-de-France, les consommateurs doivent retrouver le chemin de leurs commerçants de proximité, de leurs marchés ambulants grâce à la valorisation des productions régionales. Il en est de même de la revalorisation des services à la personne qui, par exemple, apportent un soutien indispensable aux populations isolées, âgées voire en situation de handicap.

Plus que jamais nous devons adopter une nouvelle façon de vivre, de travailler et de consommer en harmonie avec nos attentes et les ressources écologiques de nos régions. Dans la crise, nos TPE ont eu confiance dans la parole scientifique, elles attendent, plus encore aujourd’hui, la stabilité des politiques publiques.

Dans cet esprit, nous devons, valoriser le mouvement de solidarité qui est né et anticiper l’après-crise. Retrouver la confiance, c’est aussi proposer une reprise de la consommation responsable et oublier la surconsommation. Les gestes positifs pris en faveur des PME depuis 2017 : ordonnances travail, loi Pacte, suppression du forfait social, etc… doivent être sauvegardés.
La « parenthèse » de la crise sanitaire ne doit pas sonner le glas de la politique en faveur des TPE PME ni entrainer moins de droits pour nos salariés.

Valoriser le "made in France" et le savoir faire de nos producteurs, agriculteurs et artisans, améliorer la sécurité de notre production et de nos approvisionnements, aider nos indépendants, nos filières et nos branches à gagner en autonomie stratégique doivent devenir nos priorités. Dans un monde ouvert, penser différemment notre « arrière économique » ce n’est pas remporter une victoire à la Pyrrhus contre le coronavirus, grâce au repli sur soi-même. C’est inventer, ensemble, de nouveaux équilibres et créer les conditions d’une vie économique durable, responsable et citoyenne.

 


Bernard COHEN-HADAD
Président du Think tank Etienne Marcel

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