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Claude EVIN

Claude EVIN

A l'instar de la réforme sur les enseignants-chercheurs, celle de l'hôpital est-elle déjà promise aux soins intensifs ? Ce n'est en tous cas pas le souhait de l'ancien ministre de la Santé, aujourd'hui président de la Fédération hospitalière de France (FHF). Pour lui, cette réforme est nécessaire, notamment parce qu’elle octroie le pouvoir décisionnel aux directeurs d’hôpitaux plutôt qu’aux médecins. L’appel des Vingt-Cinq et la manifestation de mardi a montré que les soignants n’étaient pas de cet avis, dénonçant la dérive d’une médecine mercantile et réclamant la tenue des Etats généraux de l’hôpital. Même Claude Evin ne donne pas son blanc-seing, puisqu'il estime que le texte mérite d'être amélioré sur certains points. Sur un tout autre terrain, l'inspirateur de la loi anti-tabac de 1991 a trouvé « ridicule » que la pipe de Jacques Tati soit transformée en moulin à vent sur les affiches du métro parisien. Si la loi Evin n’était sans doute pas conçue pour se battre contre des moulins à vent, l’ancien ministre espère bien ne pas rejouer le rôle de Don Quichotte dans la réforme portée par Roselyne Bachelot. Après la grippe aviaire, c’est au tour de la grippe porcine de faire trembler le village planétaire depuis que des cas mortels ont été révélés au Mexique la semaine dernière. Les risques d’épidémie à grande échelle sont réels puisque l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de porter son niveau d’alerte pandémique à 5 sur une échelle de 6. En France, les autorités se veulent rassurantes même si Paris déconseille fortement les voyages au Mexique.


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