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Jean-David LEVITTE

Jean-David LEVITTE

Tandis que 80% des Français succombaient à l’Obamania, lui avait pris soin de ne pas afficher de parti pris avant le 4 novembre, préférant parler de « deux très bons candidats » et d’un « jeu qui rest[ait] très ouvert ». Ambassadeur de France à Washington de 2002 à 2007, le sherpa de Nicolas Sarkozy est surtout l’artisan du réchauffement des relations franco-américaines, mises à mal par le conflit irakien. En 2003, en plein French Bashing (comprenez francophobie), celui que l’on surnomme le « Diplomator de l’Elysée » avait ainsi convaincu le sénateur McCain de rejoindre son groupe parlementaire francophile. Et en 2006, il faisait rencontrer au ministre de l’Intérieur français en visite aux Etats-Unis un certain Barack Obama, fraîchement élu sénateur de l’Illinois ! Maître d’œuvre de la conférence de presse du candidat démocrate en juillet à Paris, Jean-David Levitte a encore montré, au vu des résultats d’hier, que non seulement il était un homme d'Etat, mais qu’il avait aussi le nez creux. L’Amérique a donc un nouveau visage. Celui d’un homme noir, quarante-cinq ans après le rêve formulé par Martin Luther King… Et celui du nouveau « rêve américain » aussi, qui a repris tout son sens. En France, l’engouement pour Barack Obama n’a pas épargné la classe politique de droite comme de gauche, admirative devant la campagne sans faute de l’avocat de Chicago. Dès la convention démocrate de Denver, en août dernier, l’UMP avait dépêché des observateurs (Laurent Wauquiez et Louis Giscard d’Estaing, président du groupe d'amitié France-Etats-Unis) ; plus récemment, c’est l’ancien directeur d’Ipsos, Pierre Giacometti, qui fut embedded dans l’équipe de campagne d’Obama pour le compte de Nicolas Sarkozy. La campagne présidentielle de 2012 aura peut-être un accent américain…


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