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Julia Kristeva

Julia Kristeva

« Nous ne sommes pas des anges, nous avons un corps. » La phrase est de l’une des plus grandes mystiques du XVIe siècle, icône de la Contre-Réforme et instigatrice des règles monastiques les plus austères, Thérèse d’Avila. Et une moniale qui compare Dieu à « Eros armé d’un long dard », ça n’est pas commun… Le paradoxe en tous cas a séduit Julia Kristeva, qui a fait de la sainte espagnole l’héroïne de son dernier ouvrage, Thérèse mon amour, Sainte Thérèse d’Avila. L’écrivain d’origine bulgare, psychanalyste et athée revendiquée, est déjà l’auteur de portraits féminins remarqués et puissants (Hannah Arendt, Mélanie Klein ou Colette). Et si Thérèse ne l’a pas encore convertie, elle dit avoir visité durant six ans le « château intérieur » de la sainte, et découvert une femme résolument moderne, passionnée et combattante, qui sublimait ses souffrances dans l’extase. Son livre, bouillonnant  comme son modèle, donne de la religion une vision plutôt joyeuse et utilise la fiction (et non le dogme) comme moyen de comprendre, comme le faisait Thérèse, écrivain elle aussi.


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