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Michel SEYDOUX

Michel SEYDOUX

Le producteur de cinéma et président du club de football de Lille est un homme heureux. Il y a dix jours, il foulait le tapis rouge cannois pour le film d’Alain Cavalier, Pater, qu’il a produit ; samedi dernier, il partageait avec toute une ville la joie de voir son club remporter le Championnat de France quelques jours après avoir brandi la Coupe de France – un doublé que le club n’avait plus réédité depuis 1946. Président du club lillois depuis 2002 et actionnaire majoritaire, Michel Seydoux a investi temps et argent pour faire d’une formation qui luttait pour le maintien une équipe habituée à jouer les premiers rôles. Avec un projet sportif durable et une politique intelligente de recrutement, la formation entraînée par Rudi Garcia a produit le plus beau jeu de Ligue 1 cette année et finit la saison avec deux trophées légitimes. Si le président Seydoux pourra brandir l’Hexagoal ce dimanche au Stadium de Lille, il y a certainement un autre trophée que cet amateur d’art aurait aimé décrocher. Fils d’un géophysicien et frère de personnalités influentes du 7e art (l’un est co-président de Pathé et l’autre président de Gaumont), Michel Seydoux a en effet reçu un accueil très favorable au festival de Cannes avec Pater. Grand oublié du palmarès avec quelques autres (Aki Kaurismäki, Nanni Moretti), le producteur de Cyrano de Bergerac et d’On connaît la chanson peut tout de même savourer… et chanter avec les Lillois un We are the Champions. Ils sont les grands gagnants de l’édition 2011 du festival de Cannes. Et les premiers à être remerciés, comme Jean Dujardin l’a fait avec Thomas Langmann au moment de recevoir son prix d’interprétation. Eux, ce sont les producteurs de cinéma français. Luc Besson va distribuer la Palme d’or, The Tree of Life ; Marianne Slot a financé en partie le Melancholia de Lars von Trier ; Alain Attal a produit l’étonnant Polisse de Maïwenn, Prix du Jury ; Michèle Halberstadt a financé 20 % de This Must Be The Place, Prix œcuménique du festival ; Jean Labadie a co-produit Habemus Papam… La production française n’a décidément pas fait de figuration cette année à Cannes.


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