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Eric FRECHON

Eric FRECHON

Beaucoup ont déjà commenté ce secret éventé. À croire que le Guide rouge se nourrit autant des rumeurs et controverses qu’il provoque que des plus grandes tables qu’il fréquente. En librairie le 2 mars, le prochain Michelin devrait voir la consécration d’Eric Frechon, 45 ans et bientôt 3 macarons. Après l’héritière valentinoise Anne-Sophie Pic en 2007, le Marseillais du Petit Nice Gérald Passédat en 2008, c’est donc lui le grand gagnant de la course aux étoiles culinaires. Un honneur de plus pour celui qui avait déjà reçu la cravate tricolore du Meilleur Ouvrier de France (MOF) en 1993 et les insignes de la Légion d’honneur il y a tout juste un an… accrochées à son tablier par Nicolas Sarkozy himself. Car le Normand officie dans un palace du Triangle d’or, le Bristol, situé à 300 mètres de l’Elysée. Et le président n’hésite pas à délaisser le Palais pour ravir le sien des mets proposés là-bas, comme la fameuse poularde de Bresse cuite à l’étuvée ou le Baba au vin jaune, ailerons farcis, bouillon de poule infusé aux branches de sapin… Un ambassadeur de choix, donc, pour un Chef dont la voie est désormais royale. Si l’obtention des trois étoiles se traduit souvent par un regain d’affluence pour l’heureux restaurant, elles ont également pour effet d’y faire monter la pression… et l’addition. Certains chefs préfèrent même y renoncer plutôt que de devoir s’épuiser en cuisine à les faire briller. C’est le cas de Marc Veyrat cette semaine, qui rend ses trois étoiles mais garde son chapeau et ses projets (un restaurant écologique en Haute-Savoie et un fast food bio à Annecy). Quelques mois plus tôt, c’était le breton Olivier Roellinger qui se donnait un peu d’air et de repos en sacrifiant ses étoiles pour une nouvelle sérénité. Être au firmament se paie à prix coûtant.


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